Ce phénomène est mondial et touche toutes les classes de la société sans distinction d’âge.
Le travail est érigé comme valeur essentielle et indissociable de notre époque.
La procrastination est souvent associée à un comportement de paresse, voir de non-vouloir.
Mais est-ce vraiment aussi simple? Aussi catégorique?
Pour mieux cerner les enjeux de cette manifestation, il convient d’explorer les bénéfices pour le procrastinateur de tout faire à la dernière minute ou bien de reporter les tâches au lendemain. Alors… Simplement une mauvaise habitude ? Ou est-ce qu’un malaise se cache derrière ce cercle vicieux ? Votre psychopraticienne à Maisons-Laffitte vous répond dans cet article.
En bref
La procrastination est un mécanisme complexe qui est relié à nos émotions, à notre cerveau et à nos habitudes.
Il ne s’agit pas tant que de “remettre à demain”, mais d’éviter de se confronter à une émotion désagréable, douloureuse, liée à la tâche qu’on doit accomplir. C’est une manière de se protéger et d’éviter un inconfort émotionnel.
- 20 à 25% des adultes sont touchés par la procrastination.
- 75% des étudiants se considèrent comme des procrastinateurs
- 50% le sont de manière problématique
Les principales causes de la procrastination
- peur de l’échec
- perfectionnisme
- manque de confiance
- peur d’être jugé
- sentiment de surcharge
- peur de réussir
- peur de se confronter à soi
- sentiment d’être dépassé
La procrastination : une stratégie inconsciente de protection émotionnelle
La procrastination n’est pas forcément ce que l’on voit…
Procrastiner apparaît alors comme une stratégie pour réguler les émotions, contrairement à ce qui apparaissait d’emblée au premier plan: problème d’organisation ou mauvaise gestion du temps.
Comme nous l’avons vu, il ne s’agit pas de ” Ne pas faire ce qu’on doit faire”, car cette tendance à la procrastination est liée aux peurs, à la protection et aux émotions.
Quel est le rôle du cerveau dans la procrastination ?
Soulignons aussi, que les troubles anxieux, les peurs, les pensées négatives, l’angoisse et la dévalorisation de soi jouent un rôle moteur dans cette dynamique.
L’amygdale, centre de la peur, est impliquée dans notre réponse au stress renforçant d’autant plus ce comportement.
Lire aussi : Le stress : ennemi ou allié de notre équilibre ?
Procrastination et conflit intérieur : pourquoi agit-on contre soi-même ?
Procrastiner peut s’avérer un révélateur entre les tensions que nous avons avec nous-même: un déchirement entre deux côtés qui semblent apparemment impossibles à réconcilier.
D’une part, la personne voudrait accomplir, par exemple, une tâche administrative
De l’autre, la personne ne fait pas cette tâche et se livre à une conduite d’évitement pour se protéger d’une émotion vécue …
Il ne s’agit pas d’un manque de volonté mais d’une tension interne pour la personne qui repousse sans cesse ce qu’il a à faire et si dans un premier temps, il ressent un certain réconfort, voire du soulagment à l’idée de ne pas accomplir ce qu’il doit, il ressent après-coup, de la culpabilité.
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Les croyances qui entretiennent la procrastination
Accepter des émotions enfouies pour aller au delà de la procrastination
Le mythe du “bon moment” dans la procrastination
Dans la majorité, les personnes qui procrastinent sont convaincus que, pour faire ce qu’ils ont à faire, ils doivent trouver le bon moment et que toutes les conditions soient réunies pour qu’ils puissent agir. Cette illusion les entretient dans le fait de ne rien faire. Cela pourrait se résumer à “Quand je serai motivé, j’agirai”.
Or; c’est la motivation qui vient de l’action et non l’inverse….
Le perfectionnisme : un frein majeur à l’action
D’emblée, se mettre la pression avant de commencer quoi ce soit impose à la personne un élan: elle se fige et se paralyse:
“je ne suis pas prêt”
“toutes les conditions ne sont pas réunies”
“ll faut que tout soit parfait”
Ainsi pris dans cette illusion de ne pas pouvoir faire “assez bien”, la personne ajourne ce qu’elle devait faire et ne peut pas malheureusement se confronter à elle-même, progresser et valoriser ses actions.
Croyances identitaires et procrastination : quand l’image de soi bloque l’action
Toutes les croyances qui ont été fomentées lors de nos enfances respectives, dans nos relations professionnelles et amicales nous collent à la peau et nous imprègnent . Ce sont des boussoles invisibles qui orientent nos pensées, nos manière d’être ou de réagir. Ces croyances peuvent être de l’ordre de:
“je suis bon à rien”
“je suis toujours en retard”
“je n’arrive à rien”
“tout ce que j’entreprends est un échec”.
Comme ces croyances font partie intégrante de notre personnalité, nous les prenons pour vraies, pour acquises. Or, ce ne sont pas des vérités, mais des identités qui conditionnent nos comportements.
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La dimension symbolique de la procrastination : ce que ce comportement révèle de nous
Entendre ce qui est caché derrière… Il est intéressant de savoir que derrière le fait de se distraire au lieu de réaliser une tâche importante, d’avoir peur ou d’être en proie aux pensées négatives, la procrastination dit quelque chose de nous, sur nous. Elle fait signe vers un message, une occasion de se décentrer pour grandir.
On peut supposer que la procrastination révèle :
- La peur de devenir soi,
- La peur de se révéler,
- La peur de devenir une autre version de soi,
- La difélité insconscience à son clan.
Pour conclure
En un mot, la procrastination nous invite à rencontrer nos peurs pour aller au-delà et se réaliser. Pour vaincre cette inertie, il est important d’être accompagné.
Alors n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec votre thérapeute pour une séance de thérapie !
